Qu’est-ce que la PNL (Programmation Neuro-Linguistique) ?

Publié 21 mars 2016 par Michael PNL
Les définitions « officielles » telles que « mode d’emploi du cerveau » ou « psychologie appliquée » sont certes, très vraies, mais également très réductrices. Pas du tout au nouveau du sens, mais du fait qu’un non-initié ne peut en appréhender le sens réel tant la PNL est un monde vaste et riche.
Une définition relativement concise, complète, pleine de sens et exhaustive me paraît impossible. Aussi, je pense que plutôt que de donner une définition, aussi vraie soit-elle, il est plus intéressant et instructif d’en parler.
Alors, qu’est-ce que la PNL ?
C’est à la fois simple et compliqué, mais il faut avoir passé la phase compliquée pour se rendre compte que c’est simple, et que c’est même du bon sens.
Pour moi, la PNL est un mode de vie. Une manière de penser et une manière d’être. Il s’agit d’un univers où les interactions sont très nombreuses et subtiles. Et c’est là que l’on peut commencer à parler des lettres PNL. P comme programmation. En effet, le cerveau (donc le psychique, mais également le physique) est malléable. Il va agir, réagir, et s’adapter. Dans une infime mesure, cela se passera consciemment, et dans une écrasante mesure, cela sera inconsciemment.
Répétez à un enfant qu’il est nul, et vous aurez probablement un enfant qui a régulièrement de médiocres notes à l’école. Est-ce dû à un manque d’attention ? À son « hyperactivité » suggérée ? Ou parce que dans la famille, l’école ou les math, c’est pas notre fort ? Non, non et non. Vous avez juste programmé (P) son cerveau (N) avec vos mots (L). Un enfant qui entend sans cesse que dans la famille on est nul en math, va plus que probablement le devenir, et ce, pour 2 raisons possibles.
1) Parce que l’une des choses dont un enfant a le plus peur, est l’abandon. Alors, inconsciemment, je me dis, en tant qu’enfant, que si jamais je suis bon en math et que dans la famille ce n’est pas le cas, alors je fais peut-être moins partie de la tribu, je risque d’être rejeté, et ça, ca me fait très peur. Ça ne doit pas arriver !
2) Parce que si maman ou papa dit que dans la famille on est nul en math, cela ne peut être qu’une vérité suprême. Mes parents sont mes modèles et mes référents absolus. Je suis donc persuadé qu’il disent vrai. J’ai donc la croyance que je suis intrinsèquement nul en math. Ce faisant, mon inconscient va créer toutes les stratégies nécessaires pour que la réalité cadre avec ma croyance. Et j’aurai beau faire de réels efforts pour avoir de bonnes notes en math (puisque mes parents me demandent d’en faire), ils n’aboutiront le plus souvent pas (et vous remarquerez ce sadisme inconscient qui consiste à me demander d’être bon tout en me programmant à être nul. C’est exquis).
Le cerveau tentera toujours de faire au mieux, mais en ne jouant que les cartes qu’il possède. Moins il en possède, moins il y a de choix possibles, et plus les erreurs se répètent. Et ces erreurs ont beau se répéter, quand il nous manque des cartes, nous les réitérons sans vraiment comprendre pourquoi nous attirons sans cesse des situations problématiques (et c’est là tout le but de ce qu’on appelle le développement personnel (à travers la PNL, ou autre), avoir davantage de cartes pour être en mesure de pouvoir en changer si celle qu’on joue habituellement n’est pas la plus adaptée à telle ou telle situation).
Certains comportements liés à certaines situations sont cohérents à un moment de notre vie. Mais si une fois la situation passée, nous gardons ce même comportement qui s’est ancré en nous, il devient obsolète et génère des troubles. Ainsi, lorsque pendant la seconde guerre mondiale, les adultes disaient aux enfants de finir absolument leur assiette, c’était parce qu’à cette époque, il n’était pas évident de manger à sa faim tous les jours. Il valait mieux trop manger pour stocker. Cette stratégie était légitime. Mais lorsque ce comportement devient « rituel » même après, et qu’il se transmet ensuite même aux enfants, cela provoque des troubles de l’alimentation. Car de nos jours, lorsque l’on n’a plus faim, terminer son assiette pour ne pas jeter à la poubelle, fait de nous… des poubelles ! Provoquant en nous un éventuel surpoids ainsi qu’un apport de substances inutiles pour le corps, provoquant potentiellement diabète, hypertension, problèmes cardiaques, avc…
Et si on veut aller plus loin avec un autre exemple de stratégie obsolète, je suis une fillette de 12 ans et mes parents passent leur temps à violement se disputer. Cela me ronge et me fait beaucoup souffrir. Plus ça continue, plus je souffre. Et en plus, maintenant, ils commencent même à parler de divorce. C’en est trop pour moi, je n’y survivrai pas. Que faire pour qu’ils ne portent plus leur attention sur eux-mêmes mais sur moi ? Que faire pour qu’ils s’intéressent davantage à moi, et surtout pour qu’ils ne divorcent pas ? Très simple, aux grands mots, les grands moyens. Je vais devenir anorexique (je précise que le « je » n’est pas le conscient, vous l’aurez compris) ! Et cette stratégie est vraiment efficace ; grâce à ça, mes parents ne se disputent plus, et ils passent plus de temps avec moi. J’ai tout gagné (tout, sauf la santé qui se détériore chaque jour (je me sens en permanence faible, et j’ai des problèmes au niveau des dents, des cheveux, l’œsophage en feu, pour ne parler que des petits problèmes (sinon, après, il y a la mort)…). Donc mes parents ne se disputent plus… par contre, à la place, ils vivent avec une angoisse constante à mon égard, qui les fait grandement souffrir…).
Bref, revenons à aujourd’hui. Cette stratégie néfaste mais efficace, que j’avais mise en place plus jeune, avait au moins un sens à l’époque où elle a été créée. Mais lorsqu’aujourd’hui j’ai 27 ans, et que je continue à avoir le même comportement alimentaire, la stratégie est inutile autant qu’obsolète. Je ne peux donc qu’aller mal. Mais comme je n’ai pas d’autres cartes à jouer, je ne vois pas ce que je pourrais faire d’autre. Alors je continue, je recommence sans cesse.
Une dose de PNL peut procurer un effet extraordinaire. Lorsque l’on se sent libéré d’un boulet que l’on traînait depuis tant d’années, on se sent sacrément léger !
En fait, la PNL va agir sur le mécanisme qui provoque le problème dans le cerveau. On n’ira pas chercher la raison psychologique, consciente, inconsciente, subconsciente, préconsciente, métaconsciente, superconsciente ou ce que vous voulezconsciente … En fait, on s’en fiche complétement. Le savoir n’aide pas à soulager une douleur. Si j’ai été violée, je connais déjà l’origine de mon trauma. Ou encore, peu m’importe de savoir que ce dont je souffre provient de mots prononcés par ma mère ou mon père lorsque j’étais plus jeune (sans compter que parfois je le sais déjà). Dans tous les cas, ce qui m’importe c’est d’aller mieux, de ne plus souffrir, de revivre normalement. Et pour cela, rien de mieux qu’un coup de tournevis dans l’engrenage coincé. Oui, c’est cela la PNL.
Nous n’allons pas changer ou modifier le souvenir douloureux, non ; nous allons juste modifier la représentation que nous en avons. C’est tout ! Car puisque la souffrance provient de la représentation de l’événement, si nous la changeons, nous résolvons le problème.
Mais plus que cela, la PNL est un outil de bienveillance. Car maintenant que je sais que tout ce que je dis peux avoir un impact conscient ou inconscient sur mon interlocuteur, je peux donc aussi lui faire du bien. Parfois, cela ne dépend pas de grand chose. Parfois, cet interlocuteur se trouve dans situation équivoque, ambiguë, ou l’appréciation de lui-même ou d’une situation tient sur le fil d’un rasoir. Et si nous prenons, nous, l’habitude d’être bienveillant lorsque nous nous exprimons, nous pouvons, sans même en avoir conscience, aider l’autre personne à basculer d’un meilleur côté. D’une manière générale, autant envoyer des ondes positives et des encouragements, il n’avancera que mieux. Et moi aussi !
Envoyons de la sérénité, et le monde se portera mieux.
Michael.